Camille Olivier, Ergothérapeute en aides techniques et conseillère CENOMY

CENOMY intègre une nouvelle ergothérapeute en région Aquitaine, aux côtés de Robin Van Pevenaeyge, Responsable du secteur Sud.

Après avoir exercé près de 5 ans en tant qu’ergothérapeute et mené différentes missions pour l’autonomie des personnes âgées, l’adaptation des postes de travail et la préconisation d’aides techniques des personnes présentant un handicap moteur avec ou sans troubles visuels et cognitifs, Camille a rejoint notre équipe de conseillers sur la région Aquitaine.

Approche thérapeutique

Adapter les postes de travail ou de formations des personnes atteintes d’un handicap moteur avec ou sans troubles visuels ou cognitifs, par la préconisation d’aides techniques matérielles, organisationnelles ou humaines.

En tant que conseillère technique, j’ai eu pour mission l’étude des situations de handicap moteur et visuel de la personne.

L’objectif étant de déterminer ses capacités et limites, son autonomie, pour ensuite identifier les répercussions possibles au regard du contexte de mobilisation de la prestation (formation, reconversion professionnelle, accès et maintien à l’emploi).

En réponse, je pouvais apporter des solutions matérielles, organisationnelles (charge de travail, organisation de la journée, de la semaine) et/ou humaines.

Je devais donc être pointilleuse sur les normes ergonomiques des postes de travail et également présenter un intérêt pour les aides numériques (nouvelles technologies, logiciels…)

Concernant mon rôle au domicile, je devais m’assurer du maintien des personnes accompagnées dans le lieu de vie.

Il s’agissait d’évaluer la situation dans toutes ses dimensions pour analyser les besoins, et ainsi organiser la coordination des professionnels concernés, et de mettre en cohérence l’ensemble des interventions pour assurer le maintien à domicile :

  • Aides techniques (bracelet détecteur de chute)
  • Aides humaines (passage infirmier, ESA, aides à domicile)
  • Outils de compensation (déambulateur, FRM, FRE) et parfois même de mesure de protection

TSA et apprentissages

Lors d’un stage en cabinet libéral, j’ai eu la chance de suivre une ergothérapeute diplômée en intégration neurosensorielle.

Elle pratique par ailleurs, la méthode RMT qui vise à intégrer les réflexes archaïques par un ensemble de mouvements rythmiques.

J’ai trouvé intéressant de lier une prise en charge InS aux mouvements rythmiques, qui a pour postulat initial que lorsque ces réflexes primitifs persistent, ils parasitent les apprentissages.

Par ailleurs, l’intégration neurosensorielle constitue la base de la pyramide des apprentissages de l’enfant et permet le développement du sensori-moteur jusqu’au développement comportemental et cognitif.

Nous rencontrions quotidiennement des jeunes, avec TSA ou TDA/H.

La collaboration avec les parents était importante voir indispensable pour la réussite de cette prise en charge.

Nous nous retrouvions fréquemment face à des parents démunis qui peu à peu reprenaient confiance face à l’évolution des capacités de leurs enfants.

Nous intervenions également dans une école qui pratiquait la méthode ABA (méthode qui a déjà été définie par ma collègue Joséphine dans un précédent article).

Le MAKATON, un outil de Communication Alternative Améliorée (CAA), était l’un de mes axes de prise en charge aux côtés de certains jeunes enfants.

Devant faire face à un turn-over des équipes, il a été difficile de maintenir les prises en charge du fait d’un manque de formation et d’harmonisation du service.

Il en est de même pour les salles sensorielles, qui bien qu’appréciées car apaisantes, ne sont parfois pas utilisées en bonne et due forme du fait d’un manque d’information et de formation.

Or, ces outils et méthodes sont précieux pour développer certaines compétences, améliorer la qualité de vie et favoriser les interactions sociales.

Lors de ma 3ème année de formation en ergothérapie, j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage dans un Centre Ressources Autisme.

J’étais accompagnée d’un ergothérapeute qui m’a énormément appris et encouragé à poursuivre mes études.

Je suis donc diplômée en sciences neuropsychologiques.

J’ai choisi ce parcours car le fonctionnement cérébral m’a toujours passionné.

Je souhaitais comprendre le fonctionnement cérébral de l’Homme sans pathologie, son développement, les problèmes liés au vieillissement, aux apprentissages, aux désapprentissages et préapprentissages liés à la maladie ou aux lésions cérébrales.

Je trouvais par ailleurs pertinent l’association des troubles cérébraux à l’utilisation des nouvelles technologies.

J’ai souhaité poursuivre mes recherches en intégrant un Diplôme Universitaire « traumatismes crâniens de l’adolescent et bébé secoué ».

La communication par la langue des signes

Lors de mes différents stages, j’ai pu mettre en place des outils de CAA.

Il s’agissait principalement de tablettes de communication avec des logiciels de pictogrammes.

Par ailleurs, j’ai eu une expérience professionnelle qui me demandait la maitrise de la langue des signes français (LSF) pour communiquer avec des personnes atteintes de surdité.

Je m’attèle toujours à me former pour obtenir les différents niveaux.

Enfin, je me suis engagée dans un Master en Sciences du Langage. L’objectif étant de comprendre le domaine général du langage et des langues, et d’autres domaines qui entrent en jeu dans la construction et la compréhension d’une phrase ; comme la phonétique, la phonologie, la morphosyntaxe, la sociolinguistique, l’anthropologie du langage et l’acquisition du langage.

En lien avec mon diplôme en ergothérapie et celui en sciences neuropsychologies, je trouvais intéressant d’étudier les processus cérébraux mis en jeu lors de l’apprentissage d’une langue.

Ce Master proposait également un module Trouble du Langage qui m’a permis de peaufiner mes connaissances.

Je trouvais intéressant de comprendre l’essence même des différentes langues, leur construction pour ainsi proposer des moyens de communication alternatifs, dès lors que nous faisons face à des personnes dépourvues de communication orale.

En effet, dans l’idée de mettre en place des aides techniques à la communication, je trouvais pertinent de comprendre la construction de notre langue.

Aujourd’hui, en lien avec mes convictions personnelles qui mettent un point d’honneur à la communication, je me forme à la langue des signes français. Par ailleurs, je m’aperçois qu’il y a certains pictogrammes en outils de CAA qui reprennent certains de la LSF. Je me questionne actuellement sur l’universalité de ces derniers.

Je trouve néanmoins pertinent la mise en place de pictogrammes pour les personnes qui ne peuvent communiquer oralement et/ou qui n’ont pas acquis (ou pas encore) les compétences en lecture et en écriture.

Les solutions de CAA et les bénéfices d’une salle sensorielle

J’ai tout récemment rejoint CENOMY dans l’optique de pouvoir proposer des possibilités de communication aux personnes en situation de handicap.

En effet, la communication est la base de la vie en société puisqu’elle nous permet d’interagir avec les autres en exprimant, par exemple, différentes émotions.

Cette compétence semble assez naturelle pour quelqu’un qui n’est pas confronté au handicap mais la pratique clinique montre qu’elle n’est pas aussi naturelle que cela.

Nous utilisons différentes modalités pour interagir ; la communication orale, écrite, les expressions faciales, les gestes.

Ceux-ci nécessitent au préalable des apprentissages.

Je suis intiment persuadée que le rôle de l’intégration sensorielle rend possible ces apprentissages.

De ce fait, la possibilité de proposer du matériel pour les espaces snoezelen prend également son sens dans ma pratique professionnelle au sein de CENOMY.

Différentes études ont montré l’intérêt de la CAA pour améliorer les échanges entre deux interlocuteurs, malgré le handicap.

La CAA, en renforçant le lien social est un pas vers l’autonomie, une valeur précieuse en ergothérapie.

J’ai donc à cœur de promouvoir les outils de CAA comme véritable moyen de compensation du handicap communicationnel.

Pour ce faire, il me semble primordial d’établir un lien avec les professionnels, particulièrement les ergothérapeutes et les orthophonistes qui sont les principaux acteurs de la mise en place de la CAA, pour apporter la meilleure aide technique en fonction des habitudes de vie, des besoins de la personne et également de ses capacités d’apprentissage et communicationnelles.

En rejoignant CENOMY, je souhaite faire partie des professionnels qui cherchent à développer et automatiser le droit à la communication par le biais d’outils.

Également, je souhaite mettre en avant l’intérêt de l’exploration sensorielle grâce au concept Snoezelen.

En effet, cette méthode me semble aujourd’hui, l’un des prémices aux apprentissages et aux interactions.

Évaluation gratuite

Un besoin pour vous, un patient ou un proche ?

Rencontrez Camille pour une évaluation gratuite en structure médicalisée ou à domicile.

CENOMY, 14 Février 2022 | CENOMY intègre une nouvelle ergothérapeute

Contact presse : marketing@cenomy.com

cookie