Rencontre avec Bastien, ergothérapeute et Conseiller CENOMY en Nouvelle-Aquitaine

Bastien Grandon a rejoint CENOMY en tant qu’ergothérapeute et conseiller technique en région Nouvelle-Aquitaine, pour poursuivre les engagements de Camille Olivier et promouvoir les aides techniques auprès des professionnels et acteurs du handicap.
Découvrez le portrait de Bastien, qui à travers son parcours associatif riche et engagé pour valoriser le métier d’ergothérapeute, démontre son dévouement envers sa profession et sa communauté.
Peux-tu nous parler de ton parcours associatif, à travers lequel tu défends ton métier d’ergothérapeute et ses enjeux ?
Dès ma poursuite d’études en Institut de Formation en Ergothérapie, dont je suis diplômé de l’IFE de Tours, je me suis engagé dans un parcours associatif en parallèle pour défendre le métier d’ergothérapeute et tous ses enjeux.
D’abord en tant que représentant des étudiants au sein de l’Union Nationale des Associations des Étudiants en Ergothérapie (UNAEE), où j’ai mené différentes actions pour soutenir les droits et les intérêts des futurs professionnels du métier auprès des instances gouvernementales, et contribué ainsi à améliorer les conditions de vie étudiante.
Puis en tant que président de l’association Ergo24 en Dordogne, pour développer le maillage territorial entre les différents professionnels de santé tels que les ergothérapeutes, orthophonistes, psychomotriciens, kinésithérapeutes, neuropsychologues… et sensibiliser le grand public aux enjeux de l’inclusion, à travers des évènements sportifs et de loisirs avec des personnes valides et en situation de handicap.
Membre du conseil d’administration de l’Association Française des Ergothérapeutes en Gériatrie (AFEG), j’ai écrit un article dans le cadre d’un appel à projet de la CARSAT Normandie, autour des solutions de logements adaptés inter et intragénérationnels dans les villes moyennes, en collaboration avec des architectes, pour favoriser le maintien à domicile des personnes âgées le plus longtemps possible grâce à la mutualisation des services de proximité dans le paysage urbain des quartiers et des communes.
Délégué territorial au sein de l’Association Nationale Française des Ergothérapeutes (ANFE), j’ai mené des réflexions autour de problématiques concrètes et apporté des solutions bénéfiques sur le département de la Dordogne.
Qu’est-ce qui t’animes autant dans toutes ces valeurs d’entraide ?
Mes engagements associatifs sont également et étroitement liés à ma passion pour le sport, en particulier le rugby, que j’ai pratiqué à haut niveau pendant près de 8 ans, d’abord en Élite Crabos puis en régionale 1 au sein du XV Haut Périgord dont j’ai été champion départemental de réserve, et qui m’a inculqué des valeurs fortes telles que le dépassement de soi, la compétition saine et la solidarité au sein d’une équipe.
Que peux-tu nous dire à propos de ton expérience en tant qu’ergothérapeute libéral ?
Très tôt dans mon parcours d’ergothérapeute, j’ai souhaité exercer mon activité en tant que libéral, au service des patients en situation de handicap avec un besoin d’accompagnement en autonomie.
Dans le cadre du suivi de mes patients pédiatriques atteints de Troubles du Spécifique des Apprentissages (TSA) mais aussi du Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDA/H), au-delà d’une approche thérapeutique pour développer de l’autonomie dans la réalisation des tâches du quotidien et prévenir les situations à risque d’anxiété, j’ai également orienté mes séances autour des apprentissages en école ordinaire, ULIS et SEGPA. En effet, pour soutenir les élèves en difficulté dans leur scolarité, j’ai axé mes séances autour des complexités d’exécution de la double tâche, par rapport à l’écoute active (concentration) et la prise de notes simultanément, à partir de technologies numériques.
Ma patientèle concernait également des personnes victimes d’un AVC présentant des séquelles importantes, avec lesquelles j’ai travaillé sur la rééducation des gestes et du mouvement, et sur l’adaptation du logement.
L’accompagnement au long court m’a permis de répondre à un besoin avec une amélioration de la qualité de vie des patients.
Quels sont les principes que tu souhaites transmettre ?
Formateur auprès des étudiants infirmiers et aides-soignants, j’ai enseigné la prise en charge des personnes en situation de handicap moteur, avec et sans aide technique, et sensibilisé mes apprenants aux difficultés émotionnelles et physiques auxquelles celles-ci peuvent être confrontées.
Pour leur permettre de mieux comprendre ces réalités, j’ai créé des mises en situation de handicap, telles que l’expérience de prendre un repas sans l’utilisation des bras, afin de les aider à développer une compréhension empathique et une sensibilité envers les personnes ayant des limitations fonctionnelles, afin qu’ils puissent fournir des soins adaptés et de qualité.
Pourquoi rejoindre CENOMY aujourd’hui ?
Ergothérapeute depuis 5 ans, j’ai à cœur d’apporter des réponses concrètes aux patients que l’on accompagne chaque jour, grâce aux solutions technologiques.
Rejoindre CENOMY, c’est pour moi relever un nouveau défi, celui d’être au cœur de l’accompagnement des personnes en situation de handicap, et le lien entre mes confrères ergothérapeutes et les technologies. Une ambition qui s’inscrit dans la continuité de mon parcours professionnel et de mes engagements.
Mon intérêt pour les technologies, allié à mon expérience de terrain sont des atouts que je souhaite mettre en avant pour développer des projets d’autonomie avec les professionnels du handicap et les structures.
Au sein de CENOMY, j’aspire à renforcer mon réseau et sensibiliser davantage les professionnels de santé sur la prise en charge du handicap, à travers les technologies telles que les outils de CAA (Communication Alternative Améliorée), l’accessibilité numérique, les solutions domotiques, et répondre ainsi aux besoins spécifiques des personnes.
Mon expertise médicale me permet l’analyse concrète des besoins et des facteurs environnementaux auxquels sont confrontés les personnes en situation de handicap et leur entourage, et de proposer des solutions technologiques durables, tout en tenant compte des contraintes financières.
Pour terminer, j’insiste sur la nécessité de la mise en place des technologies, indispensables pour pallier les difficultés et les incapacités à communiquer et permettre aux personnes d’exprimer leurs besoins, leurs attentes et leurs souhaits, ainsi que pour faciliter leurs prises en charge thérapeutique et leurs soins.
CENOMY, 5 Mars 2024 | Rencontre avec Bastien, ergothérapeute et Conseiller CENOMY en Nouvelle-Aquitaine
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